Qui n’a jamais douté dans sa vie,  durant une course ou la préparation à un objectif ? Le doute est normal, il est humain. Il faut en faire une force et non pas un sentiment qui va vous freiner.

Accepter le doute

Douter est tout à fait normal. Il est humain d’avoir des doutes. Si l’on était sûr et certain de réussir, la vie serait-elle aussi passionnante et excitante qu’elle l’est ? Alors ne craignez pas d’être parfois sur la réserve. N’enviez-pas ceux qui foncent tête baissée. D’ailleurs, eux aussi ont leurs moments de doute. Personne n’est épargné par ce sentiment. Même les personnes qui vous semblent sûres d’elles ont des moments de doute. Ce qui les différencie des autres c’est qu’elles parviennent à surmonter leurs doutes.
La première des choses à faire est donc de considérer le doute comme un sentiment normal. Ce n’est pas parce que vous doutez que vous êtes faible ou sans motivation. C’est certainement que vous manquez de confiance ou à l’inverse d’inconscience. Et alors, au final, que vous êtes peut-être lucide.
« Le problème avec le monde c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes alors que les imbéciles sont pleins de certitudes » Charles Bukowski

Savoir ce que l’on veut

Il convient de comprendre pourquoi l’on doute et comment vaincre le doute. Le problème n’est pas de douter. C’est de laisser le doute vous envahir et vous paralyser
Il ne faut pas ignorer ses moments de doute. Au contraire, il faut les affronter. Comment faire ? Tout d’abord analyser le doute. Pourquoi doutez-vous ?
Est-ce un manque de confiance en vous : « En suis-je capable ? ».
Avez-vous une piètre estime de vous ? « Je suis nul.le »
Ou bien une mauvaise image de vous-même que les autres vous renvoient ? « Tu es fou-folle ! », « C’est un truc de dingue ton projet », « C’est risqué »
Il y a souvent de la bienveillance maladroite dans ces questions ou réflexions. Toutefois, cela reste un effet miroir, au final, négatif.

Savoir qui l’on est

Le questionnement peut permettre de mieux identifier les raisons du doute.Il est important de faire le point et de savoir ce que voulez vraiment au plus profond de vous-même. Savoir qui vous êtes vraiment car, aussi curieux que cela puisse paraitre, peut-être l’ignorez-vous ?
Ne vous comparez pas aux autres. D’une part c’est inutile car chacun est différent. Se comparer à meilleur que soi induit un sentiment dévalorisant qui peut vous amener à douter de vos capacités à réussir vos projets. D’autre part, cela empêche d’être soi-même, donc authentique. Et ce point est une des clés de la réussite. Vouloir faire « comme », « aussi bien » ou « mieux » que les autres, ne peut que vous mener à plus ou moins longs termes à douter. En effet, les leviers de la motivation étant extrinsèques, ils ne seront plus efficaces en cas de difficultés. Et le doute s’installe car cette envie de faire ne vient pas de vous.

Se rappeler des raisons  d’agir

Pourquoi faites-vous ? Quelles sont les raisons qui vous font agir ? De quoi avez-vous envie au plus profond de vous ? Quel est le moteur de vos actions ? Prenez le temps de vous demander ce qui vraiment vous motive dans la vie. Cette introspection ne peut que vous être profitable. Vous vérifierez si vos actions sont dictées par une envie profonde. Il est surprenant, par exemple, de constater parfois à quel point notre environnement nous influence. Du coup cela peut vous embarquer principalement dans un projet qui n’est pas totalement le vôtre. Il faut que cette influence soit bénéfique pour ce petit coup de pouce qui vous faisait encore hésiter à réaliser vos envies réelles. Faites donc le point sur vos motivations profondes.

Le doute mène à l’inaction

Le doute est un état dans lequel on hésite. On ne sait pas quelle décision prendre. On tergiverse et on n’agit pas. On privilégie l’indécision à la décision. De ce fait, il est illusoire car il maintient la personne qui doute dans un confort et une sécurité qui sont trompeurs puisqu’ils inhibent la capacité d’action. Le doute devient néfaste s’il affecte l’esprit et diminue la confiance en soi. Cette situation n’est pas souhaitable car elle empêche toute évolution. Elle aboutit généralement, au final, à un mal-être ou à une frustration, si elle perdure. L’hésitation à agir est souvent générée par le statut que l’on accorde à l’erreur. Il convient donc de réhabiliter celui-ci et de ne pas considérer l’erreur comme un échec mais comme une phase de l’apprentissage et de la progression.
« L’échec est le fondement de la réussite ».  Lao-Tseu

Ne faites pas l’Âne (de Buridan)

Le doute est souvent lié à un manque de confiance en soi. Si vous doutez de vos compétences, cela peut être dû à une estime de vous dégradée. Il faut donc travailler sur ce point afin de ne plus, ou de moins douter. Le seul mauvais choix est l’absence de choix. L’unique mauvaise décision est l’absence de décision. Alors prenez des décisions. Ne faites pas comme l’âne de Buridan(*).

Acceptez vos défauts

Pour vaincre le doute, il faut vaincre le manque d’estime de soi. Cela commence par le fait de s’accepter. En effet, accepter que l’on soit imparfait et que l’on ait des défauts est fondamental pour acquérir la confiance. Tout le monde doute et tout le monde a ses défauts. Quand on est parvenu à accepter cela, il faut ensuite les identifier afin de s’efforcer de les corriger. Vaincre le doute passe par l’acceptation de soi. Il faut apprendre à s’aimer tel que l’on est. Reconnaître ses forces et ses faiblesses permet d’avancer pour mieux affronter les périodes de doute.
« J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté.  J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. » Michael Jordan

Réhabiliter l’erreur

Pour vaincre le doute, il faut accepter la possibilité d’échouer. Ne pas avoir peur d’échouer permet d’oser. Là encore, la peur de l’échec peut vous paralyser et vous bloquer dans vos aspirations. Vous souhaitez faire quelque chose mais avez peur d’échouer, du coup vous ne faites rien.
« Que vous pensiez que vous allez échouer ou que vous pensiez que vous allez réussir, dans les 2 cas vous avez raison » Henry Ford 
Si l’on y pense bien, la seule manière d’échouer est de ne pas oser, de ne pas essayer. Seuls ceux qui ne font rien, ne connaissent pas l’échec. Mais n’est-ce pas un plus grand échec que de ne jamais rien oser et de ne rien faire ? Ce qui est grave, n’est pas de tomber. Ce qui est grave c’est de ne pas se relever. Inspirez-vous de ceux qui ont réussi car ils ont compris la nécessité de l’échec.
« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». Nelson Mandela

Soyez bien entouré

Il est parfois difficile de prendre le recul nécessaire. Un coach, un mentor, un entraîneur peut et doit vous aider. Non pas en vous influençant selon son point de vue mais en vous aidant à y voir plus clair. C’est ainsi que se révèle un vrai conseiller. Il doit vous aider à vous révéler. Il doit être en mesure de savoir ce qui, au fond de vous, vous motive afin de vous permettre d’y voir plus clair.
Votre entraîneur peut et doit être aussi une source de message positif. C’est à lui de vous montrer par des éléments concrets et factuels que vous progressez et qu’il ne faut pas douter. Son regard objectif doit permettre cela et se révèle fondamental pour ne plus douter.

Faites le ménage autour de vous

Il vous faut aussi, à l’inverse, prendre du recul avec les personnes toxiques ou qui vous incitent à ne pas faire. La plupart du temps elles ne font que reproduire dans le discours à votre égard, ce qu’elles font elles-mêmes. C’est-à-dire rien. Ils reportent sur vous leurs angoisses, leurs peurs, leurs échecs, leurs jalousies suivant leurs motifs à eux à ne pas faire ou à avoir échouer. Et le pire c’est que certains le font avec une totale bienveillance
Jules Clarétie disait : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et, surtout, la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ».
Recherchez la compagnie des personnes donc le discours sera positif.

Soyez bien préparé

Une des clés de la confiance en soi est la préparation.

Le doute peut être présent à chaque étape de votre projet :
– Je doute de mes objectifs.
– Je doute de bien réaliser mes entraînements.
– Je doute d’être prêt le jour J.
– Je doute durant l’épreuve.
A chaque étape, il faut mettre en œuvre les bonnes actions pour effacer ces doutes.
– Établir vos objectifs en fonction de vos motivations profondes et avec les conseils d’un expert qui saura vous dire si vous en êtes capable. Mais aussi qui saura vous révéler à vous-même des buts que vous n’osez imaginer.
– Réaliser vos séances en fonction d’un programme d’entraînement, préparé par un professionnel afin de vous éviter de vous poser des questions qui vont vous conduire inéluctablement au doute.
Vous n’avez pas à vous interroger afin de savoir si c’est le bon plan d’entraînement ou la bonne séance. Vous n’avez pas à vous questionner afin d’être certain que vous avez réussi cette dernière et rendu ainsi votre entraînement efficace. C’est à votre coach de le savoir et de vous proposer un programme sur-mesure et le suivi qui l’accompagne. Qui va vous faire progresser et chasser ainsi les doutes. C’est lui l’expert. C’est vous le coureur.
– A l’approche de l’épreuve, c’est la préparation mentale qui entre en action. Là encore, c’est l’entraîneur qui est en mesure de vous dire que vous êtes prêt. En ayant les mots justes. C’est-à-dire sans mentir mais en avec ce recul et cette objectivité que l’on perd forcément quand le but approche.
– Durant la course, il est normal d’avoir des moments de doute. Cela arrive. Même aux meilleurs.
Douter d’atteindre la performance que l’on s’est fixé. Douter d’aller au bout et de franchir la ligne. L’envie d’abandonner peut alors vous submerger. Là encore, c’est la préparation en amont qui doit vous permettre d’effacer le doute de votre esprit lorsque vous êtes dans l’action. Et cela doit aussi avoir été établi avec votre entraîneur. Par exemple, quand l’envie d’abandonner apparait, fixez-vous des buts intermédiaires. Cela peut être le prochain ravitaillement, un repère au loin que l’on s’impose d’atteindre, ou le prochain kilomètre à terminer. Bref, des (petites) étapes qui seront autant de victoires sur vous-même. A la longue, vous arriverez à surmonter ces caps difficiles. Et la fierté de l’avoir fait n’a pas d’égal, efface les doutes et vous rend plus fort.

L’action pour vaincre le doute

Le meilleur moyen de vaincre le doute est de réussir. Facile à dire ? Pas facile à faire ?
Cela dépend des objectifs que l’on se fixe.
Vous rêvez de courir un marathon et vos n’avez jamais fait plus qu’un 10km ? Cela vous faire peur ? Lancez-vous sur un semi-marathon et réussissez-le. Puis augmentez petit à petit les distances, d’abord à l’entraînement. Emmagasinez de la confiance et les doutes s’estomperont. Chaque objectif atteint renforce la confiance que l’on a en soi et donne de l’assurance. C’est le cercle vertueux que vous enclenchez. Notez scrupuleusement toutes vos réussites. Pensez-y dans les périodes de doutes. Cela renforcera votre confiance en vous.

Estimez l’échec

Faites une estimation des conséquences de votre échec. Que se passera-t-il si vous ne réussissez pas ? Vous verrez alors que les enjeux sont faibles et qu’ils ne valent pas de douter et rester dans l’inaction. Souvent le doute provient d’une surestimation des conséquences de l’échec. Évaluez les risques de ne pas réussir. Ils sont souvent minimes au final. Comparez-les avec ce que peut vous apporter de réussir. Vous pourrez alors mesurer le rapport entre les gains et les pertes et ainsi prendre la bonne décision.

Des actions pour vaincre le doute

Se répéter des affirmations positives. De leitmotivs qui ont du sens et raisonnent en vous : « Je suis capable de le faire », « J’ai confiance en moi », « Je vais réussir », « Je continue d’avancer, même si j’ai des doutes ». La méthode Coué en quelque sorte. Émile Coué, pharmacien et psychologue français du siècle dernier considérait que toute idée qui se grave dans notre esprit tend à devenir une réalité dans l’ordre du possible. « Si étant malade, nous nous imaginons que la guérison va se produire, celle-ci se produira si elle est possible. Si elle ne l’est pas, nous obtiendrons le maximum d’améliorations qu’il est possible d’obtenir » répétait-il inlassablement. Tombée en désuétude avec l’arrivée de la psychanalyse, elle revient en force avec la pensée positive.
« Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux » disait Émile Coué

Devenez inspirant

En surmontant vos doutes, vous allez devenir une source d’inspiration pour les autres. En vous voyant ainsi aller au-delà de vos freins, ils vont se dire : « Si lui/elle y arrive, alors pourquoi pas moi ? ». En devenant un modèle, vous aidez les autres à surmonter leurs doutes et vous construisez une estime de vous-même inébranlable. C’est le cercle vertueux, le double effet positif. D’une personne qui doutait, manquait de confiance en elle, avait une faible estime d’elle-même, vous pouvez devenir celle qui montre le chemin. Quelle transformation bénéfique et merveilleuse !

En résumé :

– Faites du doute un allié. Celui qui vous permet de rester en alerte. Celui vous fera avancer au lieu de renoncer.
– Acceptez de douter. C’est humain et naturel.
– Identifiez vos motivations profondes.
– Admettez vos défauts, vos limites sans vous sous-estimer néanmoins
– Autorisez-vous à faire des erreurs
– Tournez-vous vers les bonnes personnes. Notamment celles qui croient vous et ont vu en vous votre valeur.
– Préparez-vous à vos objectifs le mieux possible.
Et par-dessus tout : Croyez en vous !

(*) : Le paradoxe de l’âne de Buridan est la légende selon laquelle un âne est mort de faim entre deux picotins d’avoine faute de choisir.

Bruno Heubi

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