A quelques jours de l'échéance

A quelques jours de l’échéance, on y est presque… 

A une semaine, c’est un étrange mélange de sentiments contradictoires qui assaillent le plus souvent. Le doute tout d’abord qui fait se questionner sur la pertinence de la préparation : « Me suis-je assez entraîné(e) ? », « Suis-je prêt(e) ? ». Mais aussi l’envie d’en découdre enfin. De se confronter à ce défi que l’on s’est fixé.

A cette question lancinante, que l'on vous pose ou que l'on se pose : "Suis-je prêt/prête ?" et à laquelle vous répondez invariablement : "Je n'en sais rien" parce que rares sont les personnes sûres d'elle à quelques jours de l'échéance, je réponds souvent par ces arguments :
"On entre dans la phase de préparation mentale avant l'objectif. Oui tu es prêt(e). Tu n'as jamais été aussi prêt(e). Ce qui ne signifie pas que tu vas réussir ta course mais que tu peux te présenter sur la ligne de départ le jour J, sans remords, sans regrets avec le sentiment du devoir accompli. Et c'est énorme ! Combien peuvent se targuer de cela et se dire " J'ai fait tout ce qu'il fallait. Je ne pouvais pas faire mieux. Advienne que pourra". Cela permet de ressentir ce sentiment de calme et de plénitude qui permet d'attendre le jour J sans angoisse, en toute sérénité. D'envisager ta course comme la cerise sur le gâteau. Tu connais la partition par coeur. Tu n'as plus qu'à la jouer sans fausse note. Ta préparation grâce à ton programme d'entraînement te permet cela et tu as bossé dur pour en arriver là. Maintenant, il ne reste plus qu'à prendre un max de plaisir3.

Quoi qu’il en ait été de votre préparation, il n’est pas question d’essayer de rattraper le temps perdu. Vous connaissez l'adage d'ailleurs. Rien ne doit changer à quelques jours de l’échéance. La plus grosse erreur consisterait à vouloir programmer une ultime séance test afin de faire disparaître les incertitudes, ou une dernière sortie longue pour se conforter sur ses capacités d’endurance. Cette stratégie risque de vous amener dans un état de fatigue incompatible avec la réussite de l’objectif et réduire à néant des semaines de préparation minutieuse. Au contraire, il faut se reposer, faire fructifier la somme d’effort consentis, afin d’arriver le jour J avec la fraîcheur physique et mentale que nécessite l'épreuve que vous préparez depuis des semaines et même des mois. Pour récupérer, il n'y a rien de tel que le repos.

Certains(es) pensent qu'il pourrait être judicieux de remplacer la course à pied par une autre activité : vélo, rando ... Oui mais ce n'est pas du repos !
Enfin, il y a le phénomène de compensation. Un manque s'instaure et on a naturellement envie de le combler. Oui mais non, c'est justement le but ! Il ne faut pas chercher à vouloir remplacer ce manque qui est en train de se faire sentir. Car c'est justement un des enjeux des derniers jours de la préparation. Créer le besoin, créer l'envie. Faire en sorte que, lorsque le jour J va arriver, on soit dans une fraîcheur mentale qui va permettre de donner la pleine mesure de ses moyens physiques. 

Il faut donc respecter à la lettre le plan d’entraînement allégé même si on a l’impression de ne plus rien faire et de tout perdre. Bien evidemment, on ne perd pas tout en quelques jours !

En ce qui concerne le quotidien :

- Bien s’hydrater tout au long de la semaine.
- Veiller au sommeil en se couchant tôt chaque soir.
- Eviter les stations debout prolongées, particulièrement les derniers jours.
- Ne pas modifier brutalement ses habitudes alimentaires mais veiller à prendre un peu plus de glucides comme indiqué dans le lien ci-dessous.

Bonne dernière semaine !
Bruno Heubi

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https://www.brunoheubi.com/article.php?id=53

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