LE GRAND RAID DE LA REUNION
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Le grand raid de la Réunion, c’est une belle aventure sportive, pour moi peu ordinaire étant adepte des 24 heures sur circuits plats.
Il consiste à traverser l’ Ile, du stade Langevin via Saint Denis en passant par la route des volcans, la plaine des Cafres, Cilaos, Marla, Collorado.
Durée 60 heures, dénivelé + 8000M, 125 kms ; selon le temps, c’est une longue randonnée ou une épreuve, mais QUI VEUT PEUT !

Il faut réunir impérativement deux conditions : un bon mental et une condition physique solide.

Je trouve cette course très conviviale, préparée avec amour et générosité, sans limites.
Je n’ai que des bons souvenirs et des anecdotes sympathiques.
Un copain (connu) me donne son épingle de sûreté pour remplacer la boucle de mon sac perdue sur le stade.
Un autre (non connu) me demande surtout de ne pas remonter ce passage délicat (de nuit avec plusieurs chutes sans gravité) mais de continuer tranquillement avec lui qui n’a plus d’éclairage……
Je fais donc route avec lui jusqu’à Grand Ilet et là ce sont les au revoir. Il est fatigué et l’assistance médicale lui sera bénéfique.
Moi, je vais bien. J’attaque la Roche Ecrite, DUR DUR…. Je l’ai rebaptisée la Roche Désirée !
Sur la crête de Piton Fougères, je m’aperçois que je n’ai pas mon débardeur pour rentrer, je peste car je peux prendre une heure de pénalité.
J’ai envie de pleurer.
Je demande à être dépannée mais en vain.
Et puis, c’est le hasard. Un gentil coureur (Bernard La Flèche) m’interpelle : « Alors, ça va le sac ? » (il était près de moi au stade lors du départ ! !)
Il me prête le tee-shirt et en avant ! On décide de rentrer tous les deux (sous les 32 heures de préférence, il reste 17 kilomètres). On se tire « la bourre ». Il sent la fatigue lui, moi je vais bien. J’arrive à le faire tenir et pour tous les deux, c’est l’arrivée à Saint Denis (31h 57’ 15 )
Nous sommes très heureux. Bernard fait un malaise. Il se remettra rapidement. On casse une petite croûte et voilà !
Depuis, nous nous sommes donné des nouvelles.

Cette course donne de ailes et plein de courage pour continuer le B a BA de la vie.
Le GOUT de l’effort, c’est génial.

Christiane