Lecture et interprétation
de courbes de fréquence cardiaque d'entraînement
Séance de VMA courte
Cette courbe de fréquence cardiaque, est celle d'une séance
de 2*10*200m, effectués en 36"5 environ (mais ce n'est pas très
important !) avec des récupérations de 27 à 28".
On peut observer la dérive cardiaque à l'effort ainsi que
celle de récupération, plus remarquable encore.
Quels enseignements
peut on en retirer dans la conduite de l'entraînement ?
Même si cette courbe n'est pas forcément un modèle,
on peut s'en inspirer, notamment dans la progressive et régulière
dérive pulsative d'effort, qu'il convient d'essayer de reproduire
dans le cas d'une séance de Vitesse Maximale Aérobie.
C'est le signe incontestable
d'une bonne gestion des allures de fractionnés qui doit permettre
une sollicitation optimale des processus aérobies. A contrario, une
séance débutée trop rapidement et terminée avec
difficulté, avec des temps moins rapides à la fin qu'au début
se traduira par une "érosion" des courbes et donc une moindre sollicitation
de la VO2 max.
La dérive cardiaque de récupération, qui se traduit
par des différences de moins en moins grandes entre pulsations de fin d'effort (en haut) et
pulsations de fin de récupération (en bas), montre que le
calibrage de la durée de celle ci est bon, permettant à la
fois de poursuivre les répétitions à vitesse au moins
identiques, augmentant ainsi la sollicitation cardiaque et entraînant
de ce fait la dérive d'effort recherchée dans ce type de séances.
On notera enfin l'impact très sensible que peuvent avoir quelques
secondes sur la qualité de la récupération ( 2ème
et 9ème répétitions de la série 1, allongées
de 2 secondes)
Séance de VMA moyenne
Cette courbe de
fréquence cardiaque, est celle d'une séance de 5*500m + 5*400m,
effectués en 1'37" et 1'16" environ (mais ce n'est pas très
important non plus !) avec des récupérations de 45 à
50". Ce qui est important
c'est qu'elles ont été réalisées par le même
coureur, dans des conditions identiques et dans une même période
(9 jours)
Les différences
avec la courbe de VMA courte sautent aux yeux : accentuation des courbes, tant à
l'effort qu'en récupération. Cela signifie que le travail cardiaque
est réellement différent pour des entraînements
que l'on pourrait croire similaires ou proches. Cela doit donc inciter à
rechercher une variété dans la sollicitation de la VO2 max.
La question que l'on pourrait alors se poser, c'est de savoir quel type
d'entraînement privilégier dans le cas où il faille choisir
l'une ou l'autre des séances. Une superposition des deux courbes
va nous donner quelques éléments de réponses intéressants.
Superposition des deux courbes
La superposition des
deux courbes permet de constater l'impact respectif des deux types de séances
sur la sollicitation cardiaque (qui est, ne l'oubions pas, le but recherché
dans ce type d'entraînement). Il apparaît de toute évidence
que la séance de VMA moyenne a permis de passer beaucoup plus de temps à des intensités
et à des fréquences plus élevées que la séance
de VMA courte. Cela ferait il chanceller le leadership incontesté
des séances de 30"/30" préconisées par certains ? ...
Affaire à suivre ....