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Déterminer
sa fréquence cardiaque maximale
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Le premier type d’évaluation est à
éviter car c’est
une source d’erreur communément admise que
beaucoup de coureurs ont
constaté par eux même. C’est la
méthode même du
protocole qui doit être remise en cause car le recueil de
données
pour une population s’applique rarement aux
particularités d’un individu.
Et ce d’autant plus que
l’échantillonnage ne correspond pas aux
caractéristiques
d’un sportif d’endurance, ce qui était
le cas pour la plus célèbre
de ces formules, celle d’Astrand et Ryhming (1954) qui
propose un calcul
qui soustrait l’âge à 220 soit : FCM =
220 – âge. A cette
époque, la moyenne des pratiquants
n’était en rien comparable
avec celle d’aujourd’hui et c’est
pourquoi on constate, chez les coureurs
vétérans notamment, de grandes
différences. Enfin, pour
que cette formule soit valide, il faudrait que la pente de la relation
entre
la diminution de la FC et l’augmentation de
l’âge soit de 1, ce qui
n’est pas le cas au regard des valeurs publiées
par Astrand lui même.
La formule qui présente la marge d’erreur la plus
petite est celle
d’Inbar (1994), obtenue au cours d’une
étude réalisée
sur un échantillonnage plus large(1) : FCM = 205,8
– 0,685 x âge.
Robers et Lanwher (2002) ont compilé un grand nombre
d’études,
ne retenant que celles les plus complètes sur le plan
statistique,
pour aboutir à la formule suivante : FCM = 208,754
– 0,734 x âge.
Une autre approche consiste à prendre en compte le
résultat
en fonction des circonstances c’est à dire : le
type d’activité
(vélo, course, natation), le niveau de pratique. On peut
ainsi calculer
la FCM à partir de l’équation de Miller
: FCM = 217 – 0,85
x âge et ajuster le résultat en fonction des
données.
Par exemple : ajouter 2 battements par minute (bpm) pour un
athlète
élite de plus de 50 ans ou bien encore soustraire 5 bpm pour
un cycliste.
Comme on peut le constater, il existe autant de formules que de
protocoles
d’évaluation de la fréquence cardiaque
maximale à partir
de mesures indirectes. Cette absence de certitude est une source
d’erreur
trop importante pour que l’on puisse s’en servir
comme un moyen fiable de
prédiction des allures d’entraînement.
De nos jours, les outils
mis à disposition du grand public
(cardiofréquencemètres)
permettent des évaluations en situation de pratique
réelle
offrant des garanties de précision des mesures relativement
précises.
2) Evaluation directe
:
Il faut donc effectuer un test de terrain. Celui ci devra
être d’une
durée d’environ 3 minutes, c’est
à dire le temps nécessaire
pour atteindre la fréquence cardiaque maximale, en
augmentant progressivement
la vitesse de course jusqu’à une allure quasi
maximale. Le
second test consiste à effectuer la mesure de la FCM sur un
parcours en côtes.
Choisissez un parcours que vous pouvez effectuer en environ deux
minutes. Après
un échauffement identique à celui que vous
pratiquez pour une séance intensive,
effectuez le parcours à une intensité progressive
jusqu’à un rythme que vous
pourriez tenir 20’ à cette intensité.
Redescendez alors en trottinant lentement
jusqu’au point de départ. Courez
à
nouveau jusqu’au somment de la côtes à
une intensité progressive jusqu’à
atteindre une allure que vous pourriez tenir environ 10’.
Revenez de nouveau au
point de départ en veillant à ce que vos
pulsations soient de 30 à 40
battements inférieurs à ceux que vous aurez
visualisé à la fin de votre
deuxième montée. Montez une dernière
fois la côte à une allure que vous
pourriez tenir une minute. Notez la valeur la plus
élevée de fréquence
cardiaque obtenue. Cette valeur devrait être proche de votre
FCMax.
La distance de course à parcourir est donc variable
d’un individu
à l’autre selon son niveau de performance ou son
expérience
de la course. Difficile donc de savoir quel test mettre en
œuvre. Voici quelques
éléments qui vont vous guider :
Pour un débutant (VMA de 9 à12km/h), un 800m,
soit deux tours
de piste, doivent suffire. Il faut alors partir à une
vitesse moyenne
et augmenter celle ci à chaque 100m
jusqu’à faire les cents
derniers au maximum de vos possibilités. Votre FCM devrait
être
atteinte au cours de cette dernière partie du test.
Pour un coureur débrouillé (VMA de 12
à 15km/h), un
1000m avec le même protocole que le coureur
débutant.
Pour un coureur confirmé (VMA de 15 à 18km/h) un
1200m. Dans
ce cas, l’augmentation de la vitesse se fait à
chaque 200m.
Pour un coureur expert (VMA de 18 à 21km/h) un 1400 m avec
le même
protocole que le coureur confirmé.
Le recueil de la donnée peut se faire de plusieurs
manières.
La plus simple mais aussi la moins fiable et la moins commode :
regarder
pendant les 100 derniers mètres votre CFM en
repérant le moment
où vous atteignez la valeur la plus haute…. et la
retenir !
La seconde, qui consiste à déclencher la montre
en prenant
un temps intermédiaire tous les 100m et ce
jusqu’au final afin de
recueillir après le test les données mises en
mémoire
par l’appareil à chaque prise de temps. On
espère avec cette
manière que la FCM soit atteinte à la fin du test
ou aux dernières
prises de temps, ce qui n’est certain du tout.
Enfin, la plus juste et la moins contraignante des méthodes
de recueil
des données est celle où c’est le CFM
qui déclenche
celles ci à des intervalles programmés au
préalable.
Dans ce cas, c’est toutes les 5 secondes qu’il faut
les prévoir pour
une précision optimale.
Le choix de l’une ou l’autre des
méthodes est bien entendu intimement
liée au type d’appareil que vous
possédez. Du simple affichage
de la fréquence cardiaque à la prise automatique
des données,
ce sont les modèles proposés qui offrent ces
différences.
Plus : des
plans d'entraînements basés sur votre FCM