Vous avez fait
le tour de la question sur marathon ? Vous avez envie de nouveaux challenges ?
La course à pied
au delà du marathon vous tend les bras !
Elle vous fascine
autant qu’elle vous effraie ? Il n’y a pas de quoi. Rien de plus semblable
à n’importe quel coureur qu’un adepte de l’ultra.
Nous vous proposons
de vous accompagner dans ce périple. Un défi qui va vous permettre … de dépasser
les bornes …
Le coureur d’ultra est comme vous et moi
L’idée
vous a traversé l’esprit, mais nous n’avez pas
osé vous y arrêter : « Et si
j’allais voir
ce qui se passe au delà du marathon ? ». Bien
vite, vous vous êtes ravisé : « Mais
non, c’est réservé à des
surhommes », et à cet instant vous vous imaginez
des forçats du bitume sur-entraînés. Ou bien vous
penchez plutôt pour des
doux dingues qui vont se détruire sur des épreuves
inhumaines ? Hé bien,
désolé, vous vous trompez sur toute la ligne. Le coureur
d’ultra est d’une
banalité confondante. Son carnet d’entraînement
aurait probablement à souffrir
de la comparaison avec le marathonien. Et ce paisible père de
famille ou
cette mère de trois enfants n’ont aucune impulsion
d’autodestruction qui
les pousse à mettre leur intégrité physique en
danger.
La SEULE différence,
c’est qu’ils ont accompli ce pas que vous hésitez encore à franchir, celui
de décider de se lancer dans l’aventure.
Modifiez le regard que vous portez sur l’autre
Oui,
mais me direz
vous, l’ultra c’est vaste. Ca commence au delà du
marathon et on ne sait
pas très bien où ça s’arrête.
D’autant que l’épreuve reine : le 100km,
c’est
tout de même plus du double de la distance olympique.
D’ailleurs, à vrai
dire, rien qu’à l’évocation de ce chiffre,
vous n’êtes plus très sûr d’avoir
pris votre décision.
Pas d’inquiétude !
En effet, l’ultra est vaste. Sans limite même puisque c’est l’imagination
de l’homme qui en fixe les frontières et celles ci sont bien arbitraires.
Commencez donc par appréhendez les choses avec une autre philosophie.
Le marathonien, que
vous êtes probablement, est-il dans les normes au regard de sa boulangère,
lorsqu’il lui explique qu’il a parcouru une distance que la majorité de la
population française n’effectue pas dans une journée en voiture ? Il y a
moins d’écart entre vous et un cent bornard qu’entre vous et le quidam moyen.
Cessez donc de le voir comme un extra terrestre et considérez ce qu’il fait
avec autant d’indulgence que vous en réclamez à vos collègues de bureau.
Ceci étant considéré,
il vous reste à choisir sur quelle épreuve jeter votre dévolu.
Les courses horaires pour se faire la main .. . ou plutôt … le pied !
Si vous êtes un mangeur
de bitume et que le chiffre cent vous effraient, les courses horaires sont
faites pour vous. 4h, 6h … voilà qui va vous permettre une entrée en matière
en douceur dans votre nouvelle discipline.
Ce type d’épreuve
offre un nombre d’avantages extrêmement importants et essentiels pour votre
réussite future.
Tout d’abord, point
de ligne d’arrivée mais un temps de course où tout le monde en fini en même
temps. Cela peut sembler anodin mais vous verrez dans les faits que cela
va modifier complètement votre approche mentale. D’abord, plus d’objectif
qui pourrait devenir inaccessible, si un coup de bambou magistral vous assomme
au détour du 75ème kilomètre d’un cent bornes. Sur une course
horaire point de premier à acclamer ou de dernier à attendre. Tout le monde
arrive en même temps, champion ou anonyme !
Un parcours en boucle
où la gestion de la logistique se révèle être un jeu d’enfant. En effet,
nul besoin de suiveur à convaincre ou à entraîner. Inutile de se charger
comme une mule pour emmener avec soi l’attirail nécessaire à assurer votre
intendance. Envolée l’angoisse d’avoir oublié le détail qui pourrait gripper
la machine. Au mieux, vous avez votre accompagnateur, au pire les organisateurs
ont, comme toujours, de quoi satisfaire votre demande.
Disparue la prise
de tête avec la gestion de l’allure. Vous avez à votre disposition un parcours
mesuré au mètre près et qui vous offre ainsi toute la précision requise pour
vos temps de passage à chaque tour.
Enfin, un durée d’effort
qui ne change pas exagérément de votre pratique actuelle et vous permet ainsi
de mettre le pied à l’étrier de l’ultra en douceur et progressivement.
Si avec tout cela
vous n’êtes pas convaincu, j’ajouterais que le calendrier français est un
des plus riches au monde d’épreuve en ce genre et que vous avez forcement
à votre disposition près de chez vous la course horaire qui vous convient.
L’entraînement pour
ce type d’épreuve n’est pas fondamentalement différent de celui qui vous
avez l’habitude de suivre pour un marathon. Cependant, la nécessité de s’habituer
à courir en circuit peut s’avérer un atout non négligeable. D’abord, sur
un plan pratique, pour que vous puissiez disposer à votre guise des différents
ravitaillements que vous pourrez tester à loisir et sans retenue afin de
bien savoir le jour J ce dont vous avez besoin, ce que vous supportez le
mieux. Dans ce domaine , point de conseils, chacun est différent. Ce qui
convient à vous ne conviendra pas forcément à d’autres. Faites vous votre
propre opinion en jugeant par vous même dans le contexte le plus proche
possible de l’épreuve. Ensuite, sur un plan psychologique, afin de mieux
appréhender le fait de répéter invariablement le même parcours. Vous découvrirez
alors avec étonnement que le petit pont au dessus de ce ruisseau est plus
pentu qu’il n’y paraît à force d’enchaîner les tours. Ou que cette partie
descendante que vous n’aviez même pas remarqué au début fini par faire mal
aux cuisses au bout de plusieurs heures …
C’est effectivement
ce qui vous guette en vous lançant dans le long, et c’est sans doute une
des premières leçons que vous retiendrez en le pratiquant : les petits détails
prennent des proportions que l’on a tendance à sous-estimer et qu’il ne faut
pas négliger lorsque l’on se lance dans la course à pied au delà du marathon.
Les courses nature pour oublier le temps
Si vous êtes plutôt
attiré par les courses nature pour vous affranchir du marathon, vous ne devriez
pas être déçu par la richesse qu’offre cette partie du calendrier, en pleine
explosion depuis ces dernières années.
Effectivement, le
choix est vaste pour vous permettre de franchir un pas vers l’ultra. Cependant
ne perdez pas de vue que pour arriver à des durées d’effort supérieures à
celles que vous avez comme référence en compétition, il ne vous faudra pas
autant de distance. Un trail de 30km peut fort bien durer aussi longtemps
que vos 42.195km sur le macadam. Veillez donc à faire votre choix en prenant
en compte ce paramètre ainsi que celui tout aussi important du dénivelé.
L’avantage de ces compétitions
natures c’est, qu’à l’opposé des courses horaires, elles offrent, outre des
paysages souvent fabuleux, la possibilité de rompre avec les habitudes bien
ancrées du coureur en deçà du marathon et principalement celles d’avoir l’œil
rivé à son « chronomaître ». Si la durée des sorties longues vous rebutent,
le temps va prendre, dans un tel contexte, une autre dimension.
En ce qui concerne
l’entraînement, il est impératif de programmer régulièrement des sorties
en nature bien évidemment, mais aussi et surtout avec du dénivelé. Le but
est tout autant de travailler votre technique de course, la proprioception
de vos pieds que de renforcer votre train inférieur et notamment les cuisses
aux contractions concentriques (en montée) mais davantage à celles excentriques
(en descente). Si les premières séances risquent de vous rappeler à vos dépens
que vous avez des progrès à faire dans ce domaine, vous constaterez assez
vite que l’absence de douleurs révèlent parfaitement vos progrès sur ce type
de terrain.
En outre ces entraînements
vous permettront, comme pour les courses horaires, de tester le matériel
que cette fois il faut emmener sur soi et ce n’est pas le plus commode à
régler.
Chaque course est un nouveau défi
Même si au moment
du coup de pistolet, votre cœur bat la chamade par ce que vous n’êtes pas
certain d’avoir fait le bon choix et que vous êtes prêt à vous enfuir ..
en courant, car tout à coup vous sentez bien que vous n’êtes pas prêt, ne
bougez pas ! Vous allez découvrir très vite un univers, une ambiance où tous
les acteurs font preuve de la même solidarité et du même respect, quel que
soit leur niveau. Chaque fois que l’on se lance dans de telles courses, on
sait que l’on repart (presque) à zéro et que la même humilité s’impose au
débutant comme au coureur chevronné.
C’est aussi pour cela
que l’on aime l’ultra. Parce qu’il ne livre jamais tous ses secrets et qu’il
faut à chaque fois découvrir et relever de nouveaux défis. Et là c’est inépuisable.
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