J’ai encore du mal à digérer mon abandon.
Avais-je le droit ?
A Belvès au championnat d’Europe malgré une contre
performance, j’étais fier d’avoir franchi la ligne d’arrivée.
Torhout restera comme l’une de mes plus grandes
déceptions.
Le seul rayon de soleil, est la performance de mon
ami Bruno qui à fait une course intelligente comme à son habitude, tout en
régularité.
Bruno n’est pas seulement un bon entraîneur, il
est aussi un athlète de haut niveau qui grâce à sa constance mérite toujours
ses sélections.
Je suis heureux pour lui de tout mon cœur, car je
sais tous les sacrifices qu’il a fait pour arriver à ce niveau cette année.
Je reviens maintenant sur le déroulement de ma
course.
Après un départ un peu rapide (17’49’’ au 5km)
j’ai réussi tout de suite à ralentir, pour être rapidement sur les bases
prévues, c’est d’ailleurs la seul chose positive de ma course.
Dès le vingtième kilomètre, je suis contracté au
niveau des jambes, je n’arrive pas à trouver la fluidité de mes foulées que je
devrais avoir à ce moment de la course.
J’ai très vite des douleurs à la jambe gauche qui
m’occasionnent une mauvaise posture.
Au fil des kilomètres je sens de fortes tensions
au niveau des fessiers qui me compressent le nerf sciatique de chaque côté.
Je suis toujours dans les temps, je passe en 2h33’
au quarantième kilomètre sur les bases de 3’49’’5/km (6h22’).
Je commence à ressentir de vives douleurs dans le
genou droit.
Malgré tout je gagne des places, je suis deuxième
en compagnie du futur vainqueur l’Italien Fattore et du Russe Tjazhkarob qui
terminera second. Seul l’Espagnol Martinez est deux minutes trente secondes
devant nous au quarante cinquième kilomètre.
Je passe en 3h11’44’’ à mi-parcours. Je suis à ce
moment de la course en quatrième position à quelques secondes de l’Italien et
du Russe.
J’essaye d’oublier la douleur, mais je suis obligé
de m’arrêter pour m'étirer les fessiers, tellement les sciatiques me font mal.
J’ai de fortes douleurs dans le genou droit et une
contracture dans la cuisse gauche.
Je passe seulement le cinquante cinquième
kilomètre, le moral est au plus bas, je sens l’abandon arriver.
A ce moment de la course j’alterne course et
marche en attendant Gilles Diehl et Bruno Blanchard.
Ils me rejoignent au soixantième kilomètre,
pendant une petite demi-heure, j’arrive à rester avec eux pour les aider.
Je boîte de plus en plus, mon genou me fait trop
mal.
J’abandonne !!!