Retour en page d’accueil du site |
Le Thé |
Retour à l’alimentation |
Nom
commun : thé
Nom scientifique : Camellia sinensis
Famille : théacées
|
POURQUOI METTRE
LE THÉ AU MENU? |
|
Parce
que : |
|
|
|
|
- Antioxydants. Les
antioxydants sont des composés qui protègent les
cellules du corps des dommages
causés par les radicaux libres. Ces
derniers sont des molécules très
réactives qui seraient impliquées dans le
développement des maladies
cardiovasculaires, de certains cancers et
d’autres maladies liées au
vieillissement.
Le
thé contient plusieurs polyphénols,
une vaste famille d’antioxydants : les trois
principaux sont les catéchines,
les théaflavines et les théarubigines.
La composition en
polyphénols du thé peut varier selon plusieurs
facteurs tels que le
climat, la saison, la variété de thé,
l’âge de la feuille et le temps
d’infusion. En général, le
thé vert aurait une plus grande
activité antioxydante que le thé noir.
Une revue de la
littérature scientifique rapporte que, chez
l’humain, la consommation de
300 ml et plus de thé vert entraîne dans
les heures suivantes une
augmentation significative de l’activité
antioxydante du sang.
- Maladies
cardiovasculaires. Selon
des données provenant de revues de la littérature
scientifique et d’études
d’observation chez l’humain, le thé ou
certains de ses composés apporteraient
des bénéfices sur le plan de la santé
cardiovasculaire. Parmi
ces composés, on note les antioxydants qui auraient
possiblement un rôle à
jouer. En effet, des études d’observation ont
démontré qu’une consommation
élevée de flavonols, dans
certains cas provenant principalement du thé,
ainsi qu’une consommation élevée de catéchines,
provenant du thé et
d’autres sources, étaient associées
à un risque plus faible de décès par
maladie cardiovasculaire. Il a aussi été
avancé que le thé
pourrait contribuer à diminuer les concentrations de lipides
sanguins
chez l’animal, mais les données chez
l’humain demeurent contradictoires à ce
sujet. Dans l’ensemble, malgré toutes les
données scientifiques
actuellement disponibles, des résultats clairs d’études
cliniques chez l’humain doivent être
publiés, afin que l’on soit en mesure
de mieux établir les bienfaits potentiels du thé
sur le plan cardiovasculaire.
- Cancer. Des
études in vitro, chez l’animal et
certaines études d’observation chez
l’humain laissent penser que le thé vert aurait
des propriétés bénéfiques
sur
la prévention du cancer. L’EGCG serait notamment
l’une des
principales substances du thé vert concernées par
cet effet préventif.
En 2004, une demande a été
déposée à la FDA (Food and Drug
Administration), l’organisme qui s’occupe du
contrôle des aliments aux
États-Unis, afin qu’elle accepte qu’une
allégation soit apposée sur les
étiquettes alimentaires. Cette allégation
soulignerait le lien entre la
consommation quotidienne de thé vert et une
réduction du risque de certains
cancers. Cependant, après une analyse rigoureuse de la
littérature
scientifique, la FDA considère qu’il
n’existe pas encore suffisamment
d’études bien contrôlées pour
confirmer un tel lien chez l’humain.
Davantage de recherches devront donc être
effectuées à cet effet.
-
Santé dentaire. Des
revues de la littérature scientifique indiquent que le
thé, qu’il soit vert ou
noir, peut contribuer à diminuer le
développement de la carie dentaire.
Dans le cas du thé vert, ce sont ses polyphénols
qui limiteraient la croissance
de bactéries associées à la carie
comme l’E. Coli, le S. Salivarius
et le S. mutans. Par ailleurs, le
thé vert et le thé noir auraient
la capacité de diminuer l’activité de
l’amylase salivaire, un enzyme dégradant
l’amidon des aliments en sucres
simples, ce qui contribuerait également à
l’action anticariogène.
- Poids corporel. Chez
l’humain, quelques études cliniques ont
démontré que
les catéchines du thé pouvaient
entraîner une légère
diminution du poids
corporel et du pourcentage de matières grasses,
effet qui pourrait
s’expliquer notamment par une augmentation du
métabolisme.
Cependant, la plupart de ces études portaient sur des
extraits purifiés de thé
vert. De plus, ces travaux ne se sont pas penchés sur
l’effet à long terme
d’une telle consommation, et peu d’entre eux
étaient rigoureusement contrôlés.
En attendant davantage d’études sur le sujet, la
vigilance demeure donc de
mise dans l’interprétation de ces
résultats.
- Neuroprotection. Une étude d’observation chez l’humain s’est penchée sur le lien potentiel entre le thé et les fonctions cognitives chez les personnes âgées. Les chercheurs ont découvert que les personnes qui consommaient deux tasses ou plus de thé vert par jour avaient un risque significativement plus faible de détérioration cognitive (par exemple l’orientation dans le temps et l’espace, l’attention, la mémoire). Ce lien n’était toutefois pas significatif dans le cas du thé oolong et du thé noir. L’EGCG, la principale catéchine antioxydante du thé vert, est l’un des composés pouvant expliquer les effets bénéfiques observés sur la fonction cognitive. D’autres revues de la littérature scientifique avancent que les polyphénols du thé vert pourraient aider à protéger le cerveau contre certaines maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de
Parkinson.
La recherche
en étant toutefois à ses débuts,
d’autres études seront nécessaires afin
d’approfondir les connaissances dans ce domaine.
-
Santé osseuse. Des
études d’observation chez des femmes
âgées indiquent une association entre une
consommation régulière de thé et une meilleure
densité osseuse.
Des hypothèses ont été
émises pour expliquer ces résultats, notamment le
contenu en fluor et en flavonoïdes
du thé qui pourrait avoir une
influence sur la santé osseuse. D’autres
études chez l’humain doivent cependant
être menées pour consolider ces
résultats préliminaires.
|
Le
thé est-il antioxydant ? |
On
sait que le thé est antioxydant, mais on ne
connaît pas son indice
TAC. |
|
Le
thé est-il acidifiant ? |
Non, il est
plutôt alcalinisant : L’indice PRAL.
de 100 g de thé indien infusé est de
-0,3. |
|
Le
thé a-t-il une charge glycémique
élevée ? |
Donnée
non disponible. |
|
Que vaut une
« portion » de thé ? |
||
|
Poids/volume |
Thé
infusé, régulier, non sucré,
1 tasse (250 ml) |
Thé
vert, non sucré, 1 tasse (250 ml) |
|
Calories |
2 |
2 |
|
Protéines |
0 g |
0 g |
|
Glucides |
0,7 g |
0,7 g |
|
Lipides |
0 g |
0 g |
|
Fibres
alimentaires |
0 g |
0 g |
Source :
Nutrition Data System for Research, Version v4.03, Nutrition
Coordination
Center, University of Minnesota, Minneapolis, MN
Quelques
variétés de thé moins
connues
La
caféine. La
quantité de caféine du thé, aussi
appelée
« théine », peut
dépendre
de la variété du thé et de sa
méthode de préparation. Par exemple, le
thé vert
contiendrait moins de caféine que le thé noir.
Appréciée pour son
effet stimulant, la caféine peut aussi causer des effets
indésirables comme
l’irritabilité, la nervosité,
l’insomnie, un effet diurétique, une
altération
du rythme cardiaque et des désordres gastro-intestinaux. Les
experts considèrent qu’une consommation de
caféine dépassant 500 mg à
600 mg par jour est abusive et peut constituer un risque pour
la santé,
notamment sur le plan de la santé osseuse et cardiovasculaire.
Chez les femmes en âge de procréer, on recommande
plutôt de ne pas dépasser
300 mg par jour. Le tableau ci-dessous donne un
aperçu de la teneur
moyenne en caféine de quelques aliments et
boissons :
|
Aliment /
boisson |
Portion |
Caféine
(mg) |
|
Cola |
1 tasse
(250 ml) |
26 |
|
Chocolat
sucré |
1 tablette
(41 g) |
27 |
|
Thé
infusé |
1 tasse
(250 ml) |
50 |
|
Café
instantané |
1 tasse
(250 ml) |
66 |
|
Café
filtre |
1 tasse
(250 ml) |
100 |
|
Café
espresso |
½ tasse
(125 ml) |
269 |
Source :
Santé Canada. Fichier canadien sur les
éléments nutritifs, version 2005
Thé,
fer et végétarisme
Malgré leurs bienfaits potentiels rapportés dans
la littérature scientifiques,
les polyphénols et les tannins du thé diminuent
l’absorption du fer contenu
dans les végétaux. Les personnes
végétariennes, qui ne consomment que ce
type de fer, doivent ainsi demeurer vigilantes. Il est possible de
diminuer cet
effet négatif en évitant de consommer
le thé en même temps que le repas;
il est plus judicieux de le consommer une heure ou deux avant
ou après.
Thé
vert et anticoagulants
Afin d’éviter la formation d’un caillot
sanguin, plusieurs personnes doivent
consommer quotidiennement des médicaments
anticoagulants tels que ceux
mis en marché sous les appellations Coumadin®,
Warfilone® et Sintrom®. Certains
aliments et produits végétaux peuvent modifier la
concentration de ces
médicaments dans l’organisme, ce qui demande une
prudence accrue. Santé Canada
rappelle que le thé vert fait partie des
aliments qui peuvent modifier
la concentration sanguine d’anticoagulants. Il est
donc préférable pour ces
personnes de ne pas en consommer en quantité trop
élevée. Il est fortement conseillé
aux personnes sous anticoagulothérapie de consulter une
diététiste-nutritionniste ou un
médecin afin de mieux connaître
l’ensemble des
aliments pouvant interagir avec les anticoagulants.
Reflux
gastro-oesophagien (RGO)
Plusieurs individus souffrent de reflux gastro-oesophagien, souvent
reconnaissable par une remontée du contenu de
l’estomac entraînant un inconfort
ou une sensation de brûlure. Il est recommandé aux
personnes aux prises avec le
reflux gastro-oesophagien, ainsi que les personnes souffrant
d’oesophagite
(inflammation de l’oesophage) ou de hernie hiatale,
d’éviter notamment les
aliments riches en composés appelés
méthylxanthines, comme le thé, le chocolat,
le cola et le café. Ces aliments peuvent en effet
entraîner un relâchement du sphincter
oesophagien inférieur (situé à
l’entrée de l’estomac), ce qui
risquerait
d’entraîner un reflux du contenu gastrique dans
l’oesophage.
|
Selon
les sources, « thé »
vient du malais têh ou de
l’amoy (dialecte chinois) t’e.
Il est apparu sous sa forme actuelle dans la langue
française en 1589. Presque tous les noms
qu’on a donnés à cette plante dans le
monde viennent soit de ce mot soit du mandarin cha (d’où
les mots japonais bancha, sincha, sencha, matcha,
etc. pour désigner les diverses catégories de
thé vert). |
Le théier est un arbre ou arbuste à feuilles persistantes qui, à l’état sauvage, peut atteindre dix mètres, mais que l’on taille généralement à un mètre pour faciliter la récolte. Selon la région ou le climat, la récolte s’effectue tous les 7 à 15 jours. Appartenant au même genre botanique que le camélia, un arbuste à la floraison somptueuse et au parfum envoûtant, le théier vient comme lui des régions montagneuses se situant entre la Chine et l’Inde. Le théier est adapté au climat des régions tropicales et sub-tropicales du globe. En se propageant vers ces deux pays, l’espèce s’est différenciée en deux groupes (ou sous-espèces) relativement distincts, soit Camellia sinensis sinensis, que l’on trouve encore à l’état sauvage dans le sud-ouest de la Chine, et Camellia sinensis assamica, plutôt originaire de la région d’Assam (Inde), qui s’est étendu dans le sud-est de l’Asie jusqu’au Vietnam.
|
La
découverte du thé est entourée de
légendes. On l’attribue à un moine qui,
s’étant coupé les paupières
pour ne pas dormir durant la méditation, les aurait
jetées au sol d’où serait né
l’arbuste. Ou à l’empereur Shen Nong,
qui aurait vécu il y a près de
5 000 ans : pendant qu’il se
reposait en buvant de l’eau chaude, une feuille de
théier sauvage serait tombée dans sa tasse. Il
aurait apprécié l’astringence et la
saveur de cette boisson. |
Ce
n’est qu’autour du IIIe siècle
de notre ère que les écrits chinois le
présentent comme une solution de
rechange au vin, que l’on boit alors quotidiennement. Il fera
graduellement sa
place à la table chinoise, devenant la boisson de tous les
jours. Puis, autour
du VIIIe ou IXe siècle,
il est introduit au
Japon par un moine bouddhiste, qui recommande son emploi pour favoriser
la
méditation.
C’est
un jésuite portugais qui
l’aurait introduit en Europe en 1560. Peu
à peu, son usage se répandra au
point d’être, aujourd’hui, la boisson non
alcoolisée la plus populaire dans le
monde, après l’eau. Des guerres ont
été menées dans le but de
s’approprier (ou
de briser) le monopole de son commerce, à une
époque où il était
extrêmement
lucratif. Des rituels d’une grande complexité ont
accompagné et accompagnent
encore sa préparation et sa consommation. En Angleterre, les
activités
ralentissent quotidiennement pour l’incontournable four
o’clock tea. Pas
étonnant qu’il ait acquis une symbolique toute
particulière – esthétique
épicurienne chez les uns, rite communiel ou
dépouillement de l’individualité
chez les autres, miroir de l’âme...
Les divers
thés du monde (on en connaît
près de
1 500 variétés)
acquièrent leur personnalité propre –
et leur
prix - en fonction d’un certain nombre de
caractéristiques : terroir (type
de sol, altitude, climat), mode de culture (sous couvert ou en plein
soleil),
taille de la feuille (entière, brisée,
broyée), position des feuilles sur le
plant (les plus basses donnent des thés plus
corsés), présence ou non de
bourgeons réputés plus fins que les feuilles,
moment de la récolte (tôt au
printemps, en été, à
l’automne), cycle de repousse (première,
deuxième,
troisième etc.,) ou finesse de la cueillette, et type de
traitement (degré de
« fermentation »,
séchage au soleil ou à la machine, traitement
à la
vapeur ou grillage).
Certains thés sont fumés aux aiguilles de pin ou aux racines d’épinette (Lapsang souchong), d’autres sont aromatisés aux huiles essentielles (Earl Grey), aux fleurs, aux fruits, à la noix de coco, aux céréales grillées, etc., d’autres enfin, tels les pu-erhs chinois, sont vieillis en cave pendant des années, voire des décennies. De plus, on concocte de nombreux mélanges, comprenant 15 variétés ou plus, dont certains sont devenus de grands classiques. C’est le cas du English Breakfast ou du Chine caravane.
|
Mouiller et
remouiller |
Le
thé se présente en feuilles, en
poudre ou en briquettes denses faites de feuilles
comprimées. Il est cultivé
dans plus de 36 pays, essentiellement en Asie, en Afrique et
en Amérique
du Sud. Les feuilles sont récoltées sur des
arbustes âgés de 5 ans à
50 ans, mais on trouve également dans le commerce
de grands crus provenant
d’arbres sauvages dont certains auraient plus de
1 000 ans. On
raconte que sur ces arbres aux feuilles inaccessibles, ce sont des
singes
domestiqués qui font la récolte...
Il y a des
thés du matin, du midi,
de l’après-midi ou du soir – ces
derniers étant moins riches en théine.
Certains se boivent édulcorés et
additionnés d’un nuage de lait ou d’un
filet
de citron, d’autres doivent impérativement
être pris nature. Certains
accompagnent à merveille le poisson, d’autres
encore les viandes ou le dessert,
tandis que d’autres ne supportent la compagnie
d’aucun aliment.
Les grandes
catégories de thé
On distingue quatre grandes catégories de thé, que l’on classe par leur couleur, soit le blanc, le vert, le oolong (qu’on écrit aussi Wu long) et le noir. Ce sont les opérations de transformation que les feuilles doivent subir qui les différencient : pour le thé blanc, elles sont simplement flétries puis séchées, pour le thé vert, elles sont torréfiées, roulées puis séchées; pour le oolong, elles sont flétries, roulées, oxydées (« fermentées ») partiellement et torréfiées tandis que pour le thé noir, elles sont soumises aux même opérations, mais leur oxydation est menée à son terme; de plus, les feuilles sont triées, les entières d’un côté, les brisées de l’autre.
|
Une
étoile montante |
Pendant des
siècles, tout le thé
du commerce sera blanc ou vert, le processus d’oxydation des
feuilles n’ayant
été découvert
qu’à l’époque Ming (du XIVe
au XVIIe siècle).
Si l’Occident préfère
aujourd’hui les thés noirs ou oolongs, plus
corsés,
l’Asie reste essentiellement consommatrice de thés
verts, dont il existe des
centaines de variétés. Comme ce sont les
polyphénols qui sont oxydés durant la
fermentation, il va de soi que les thés verts et les
thés blancs, qui ne sont
pas fermentés, sont plus riches en ces substances que les
thés oolong, qui, à
leur tour, le sont plus que les thés noirs.
Le plus grand
pays producteur
reste l’Inde, suivi de la Chine, du Kenya, du
Sri Lanka, de la Turquie et
de l’Indonésie. En 2004, la production
mondiale s’élevait à
3,2 millions de tonnes. Étant donné le
regain d’intérêt que connaît
actuellement cette plante, il faut s’attendre à ce
que la production augmente
considérablement dans les prochaines années.
On tire des
feuilles de thé noir
une huile essentielle qui sert en confiserie, en pâtisserie
et pour aromatiser
des boissons alcooliques. Dans certains pays, on consomme à
l’occasion les
feuilles fraîches, notamment au Japon où elles
sont assaisonnées à la sauce soya.
Les Japonais emploient également les fleurs,
qu’ils préparent en tempura.
Enfin, on tire des graines une huile comestible qui doit toutefois
être
raffinée.
Le
thé en sachet, qu’il soit vert
ou noir, est rarement d’aussi bonne qualité que le
thé en feuilles (ou en
poudre en vrac, dans le cas du matcha). Chaque fois
qu’on le peut, il
est donc préférable de se procurer du
thé en feuilles. De plus en plus de
boutiques spécialisées vendent des sachets vides
qu’il suffit de remplir de bon
thé au fur et à mesure de ses besoins. On
bénéficie alors du meilleur des deux
mondes : la qualité et la commodité.
Attention aux boissons
à base
de thé vert du commerce! Selon une
équipe du Linus Pauling Institute de
l’Université de l’Oregon, qui se
spécialise dans l’étude des impacts des
micronutriments sur la santé, ces boissons ne renferment que
de très faibles
quantités de polyphénols et autres antioxydants.
Des analyses ont révélé que la
teneur en ces substances est 10 fois à
100 fois plus faible dans
certains de ces produits que dans le thé
fraîchement infusé. Selon ces
chercheurs, cette faible teneur pourrait s’expliquer par le
fait que certains
des composés du thé se dégradent
rapidement. À tous les points de vue, le thé
fraîchement infusé reste donc la solution la plus
satisfaisante.
Pour
préparer un bon thé, il
existe quelques règles incontournables :
- Les
ingrédients
Il est
nécessaire de disposer au
départ d’un thé de qualité
et d’une eau pure et inodore. On recommande donc
d’éviter l’eau traitée au
chlore ou chargée de minéraux (eau dure). Au
besoin,
utiliser une eau en bouteille (de source), mais éviter
l’eau distillée, qui
donne une infusion fade. Afin de préserver sa richesse en
oxygène – qualité
essentielle pour obtenir un bon thé - l’eau doit
être amenée doucement à
ébullition et n’avoir bouilli qu’une
seule fois.
-La
théière ou la tasse
On doit veiller
à ce que la
théière ou la tasse utilisée pour
infuser le thé soit assez grande pour que les
feuilles se déploient parfaitement, sinon
l’infusion sera fade. Réchauffer la
théière ou la tasse en y versant de
l’eau bouillante, que l’on jettera ensuite.
- La
température de l’eau
Thé
noir et thé oolong :
bouillante ou un peu moins chaude (95 °C).
Thé vert et thé blanc : de
70 °C à 80 °C (environ
160 °F à 180 °F). Une eau
plus chaude brûlera littéralement les
feuilles tendres du thé vert ou du thé blanc.
Dans un premier temps, utiliser
un thermomètre culinaire pour savoir combien de temps il
faut laisser reposer
l’eau après l’ébullition
avant de la verser sur les feuilles.
- La
durée de l’infusion
La
durée de l’infusion pouvant
varier considérablement d’un thé
à l’autre, les fabricants l’indiquent
habituellement sur l’emballage. Toutefois, il existe des
règles
générales : les thés noirs et
les thés oolong peuvent supporter d’être
infusés assez longtemps (3 à
7 minutes, selon la variété) tandis que
les thés verts ne devraient jamais être
infusés plus de 3 minutes, au
risque de devenir trop astringents et amers
(2 ½ minutes étant
habituellement
la norme pour les thés verts japonais). Pour les
thés blancs, la durée
d’infusion est habituellement de 3 ou
4 minutes, mais peut être
beaucoup plus longue. Il est donc important de se fier aux
recommandations du
fabricant.
- Les
quantités
Il faut en
moyenne 2,5 g de
thé par tasse. Mais encore là, on suit les
recommandations du fabricant.
Préparation
du thé matcha
Le matcha
est un thé vert
finement réduit en poudre dont on se sert pour la
cérémonie du thé au Japon,
mais également comme boisson au quotidien et pour
assaisonner certains
aliments. Il se prépare avec une eau à environ
45 °C à 50 °C (la
faire d’abord bouillir puis la laisser refroidir). On mesure
le thé à l’aide
d’une petite cuillère spéciale en bois
(deux cuillérées pour un bol), on verse
l’eau refroidie sur la poudre et on agite la
préparation avec un fouet en
bambou de façon à former une mousse, ce qui aura
pour effet d’enlever un peu de
l’amertume propre à ce type de thé.
Déguster sans délai.
|
Très
cher et... très moisi Le
thé pu-ehr a ceci de particulier qu’il subit une
véritable fermentation bactérienne. Il
s’agit habituellement d’un thé vert de
la région du Yunnan qui, une fois inoculé, est
mis à vieillir dans des caves humides pendant une
période pouvant varier de 1 an à...
60 ans. Il prend alors une saveur de terre et de moisissure
prononcée qui fait la joie des amateurs avertis, mais qui
peut intimider les néophytes. Certains sont d’un
coût faramineux, par exemple ce pu-ehr des
années 1970 qui, en 2006, est vendu
1 000 $ les 350 g! |
Le
thé doit être conservé dans un
contenant étanche, au frais, au sec et à
l’abri de la lumière et de toute
substance fortement odorante qui pourrait lui communiquer sa saveur.
L’humidité
étant l’un de ses pires ennemis, il
n’est généralement pas
recommandé de le
garder au réfrigérateur, à moins
qu’il soit conditionné dans un emballage
spécialement conçu à cet effet. Il se
vend dans le commerce des sachets en
aluminium ou des contenants en acier inoxydable ou en fer-blanc
destinés à cet
usage. On peut aussi le congeler, à la condition
d’attendre 24 heures
avant d’ouvrir l’emballage à la sortie
du congélateur (pour éviter la
condensation, donc l’humidité).
Il est
préférable d’acheter de
petites quantités de thé à la fois, de
façon à s’assurer de la
fraîcheur du
produit.
Une fois
l’infusion faite, les
feuilles de thé peuvent être
déposées sur la terre des plantes
intérieures, qu’elles
contribueront à engraisser, ou être mises au
compost. On peut également s’en
servir pour nettoyer les planches à découper ou
les faire sécher et les brûler
comme de l’encens, car elles ont une action
désodorisante. Ou en faire une
deuxième infusion qui servira à nettoyer les
miroirs ou à prévenir la formation
de rouille sur les casseroles de fer.
Des chercheurs
indonésiens ont
découvert que l’eau de la noix de coco
améliorait considérablement
l’enracinement des boutures de théier et pouvait
remplacer les substances
chimiques employées habituellement à cette fin.
L’augmentation de la reprise
est de 95,8 %, et ce, en n’utilisant que
2,5 % à 10 % de cette
substance naturelle qui constitue un sous-produit agricole. On a
également
découvert que la balle de riz (l’enveloppe du
grain), elle aussi un
sous-produit agricole, pouvait être utilisée comme
substrat de culture des
jeunes plants de théier, à raison de
85 % de balle pour 15 % de
terreau.
| Source : http://www.passeportsante.net/ | Haut de page |