Le point sur
l'algue bleu-vert de type aphanizomenon flos-aquae
Certaines algues
bleu-vert autres que la spiruline, l'aphanizomenon notamment, sont
généralement commercialisées par un
système de vente à paliers multiples.
Contrairement à la spiruline, elles n'ont pas fait l'objet
d'études cliniques indépendantes
publiées et n'ont pas été
consommées comme aliment de façon traditionnelle.
En outre, Santé Canada a émis des mises en garde
à leur sujet. En effet, presque toute la spiruline du
commerce est cultivée en milieu
contrôlé, tandis que les autres algues bleu-vert
proviennent le plus souvent de peuplements naturels et sont, par
conséquent, plus sujettes à une contamination.
En 1999,
Santé Canada lançait un programme d'analyse d'un
large échantillonnage de produits à base d'algues
bleu-vert afin d'en vérifier la teneur en microcystine, une
cyanobactérie hépatotoxique et possiblement
cancérigène qui colonise
souvent les peuplements d'autres espèces de
cyanobactéries. Les résultats des tests ont
indiqué que nombre de produits d'algues bleu-vert, autres
que la spiruline, contenaient des quantités de microcystines
supérieures à celles
considérées comme acceptables par
Santé Canada et par l'Organisation mondiale de la
Santé, et ce, sans dépasser les doses
recommandées par les fabricants.
Noter que la chlorelle, qui est une algue verte, n'est pas
visée par cette mise en garde. Les algues
contaminées avaient été
récoltées dans des lacs naturels, principalement
dans le lac Upper Klamath (Oregon, aux États-Unis), une
source importante de la cyanobactérie Aphanizomenon
flos-aquae. Santé Canada a demandé aux
producteurs de renforcer leurs mesures de contrôle.
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