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Autres noms :Spirulina platensis, Spirulina maxima, Spirulina pacifica, tecuitlatl, cyanophytoplancton, dihé, microalgue.

Famille :
cyanobactéries ou microalgues bleu-vert.
La spiruline contient de l'acide gamma-linolénique, une substance qui fait partie de la famille des acides gras oméga-6. Pour en savoir plus sur les acides gras essentiels, consulter notre fiche.

Indications
Traiter la leucoplasie (inflammation précancéreuse des muqueuses de la bouche) et prévenir sa transformation en cancer; stimuler le système immunitaire; contribuer à faire baisser le taux de cholestérol.
Voir la signification des symboles et les critères de classification utilisés
Posologie
Comme la spiruline est un aliment très concentré et qu'elle a des propriétés détoxicantes, il est recommandé de commencer par une dose de 1 g par jour (1/4 c. à thé) et d'augmenter celle-ci de 1 g par semaine. Voir la section Précautions.

Description

La spiruline existe telle quelle depuis plus de trois milliards d'années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, elle appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d'algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement offerte sur le marché est la Spirulina platensis Elle est cultivée principalement en Californie et à Hawaï où une sous-espèce a été mise au point, la Spirulina pacifica®. Dans le commerce, la spiruline se présente sous la forme d'une poudre bleu-vert déshydratée.
Composition nutritionnelle
La spiruline contient une mine de nutriments dans un très petit volume. En voici les principaux. Noter que sa teneur peut varier selon son origine.

Elle renferme de 55 % à 70 % de protéines d'excellente qualité (proportion des acides aminés et digestibilité optimales), ce qui représente de 2,5 g à 3,5 g par dose de 5 g.
La spiruline est une source exceptionnelle de caroténoïdes variés (bêta-carotène principalement, mais aussi cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine, etc.), soit autour de 22 mg/5 g. Elle fournit notamment une quantité astronomique de bêta-carotène, soit de 12 000 UI à 25 000 UI par 5 g.
Elle constitue une excellente source de fer, soit de 3 mg à 8 mg par 5 g.
Elle contient une quantité appréciable d'acide gamma-linolénique (de 40 mg à 50 mg/5 g), un acide gras insaturé de la famille des oméga-6.
De plus, la spiruline est riche en phycocyanine, le seul pigment bleu naturel pouvant servir de colorant alimentaire et auquel on attribue une activité antioxydante importante. Elle contient également de la chlorophylle et de petites quantités de plusieurs minéraux. Elle est dotée d’une faible teneur en calories et on lui attribue des vertus immunomodulatrices.
Voilà pourquoi on parle souvent de cette algue comme d’un « superaliment ».
 
Le point sur l'algue bleu-vert de type aphanizomenon flos-aquae
 
Certaines algues bleu-vert autres que la spiruline, l'aphanizomenon notamment, sont généralement commercialisées par un système de vente à paliers multiples. Contrairement à la spiruline, elles n'ont pas fait l'objet d'études cliniques indépendantes publiées et n'ont pas été consommées comme aliment de façon traditionnelle. En outre, Santé Canada a émis des mises en garde à leur sujet. En effet, presque toute la spiruline du commerce est cultivée en milieu contrôlé, tandis que les autres algues bleu-vert proviennent le plus souvent de peuplements naturels et sont, par conséquent, plus sujettes à une contamination.
En 1999, Santé Canada lançait un programme d'analyse d'un large échantillonnage de produits à base d'algues bleu-vert afin d'en vérifier la teneur en microcystine, une cyanobactérie hépatotoxique et possiblement cancérigène qui colonise souvent les peuplements d'autres espèces de cyanobactéries. Les résultats des tests ont indiqué que nombre de produits d'algues bleu-vert, autres que la spiruline, contenaient des quantités de microcystines supérieures à celles considérées comme acceptables par Santé Canada et par l'Organisation mondiale de la Santé, et ce, sans dépasser les doses recommandées par les fabricants. Noter que la chlorelle, qui est une algue verte, n'est pas visée par cette mise en garde. Les algues contaminées avaient été récoltées dans des lacs naturels, principalement dans le lac Upper Klamath (Oregon, aux États-Unis), une source importante de la cyanobactérie Aphanizomenon flos-aquae. Santé Canada a demandé aux producteurs de renforcer leurs mesures de contrôle.
 
Historique
Lorsque les Européens abordèrent en Amérique centrale, ils découvrirent que les Aztèques tiraient du grand lac Texcoco, situé près de Mexico, une sorte de « boue » bleue à haute valeur nutritive, le tecuitlatl ou spiruline. En Afrique, certaines peuplades du Sahara récoltent depuis très longtemps, dans le lac Tchad, une substance semblable, le dihé, qui est notamment consommée par les femmes enceintes et durant les périodes de pénurie alimentaire. En raison de sa richesse nutritive et du fait qu'elle peut être produite localement, la spiruline est intéressante pour les pays où la malnutrition sévit. Des « fermes » de production ont été mises sur pied notamment en Inde, au Pérou, au Togo, en Chine et au Vietnam.
Au cours des années 1970, la spiruline est devenue populaire dans les pays industrialisés comme aliment santé ou supplément alimentaire. On la « cultive » depuis dans des environnements où tous les intrants sont soigneusement contrôlés, ce qui permet de produire d'importantes quantités dans des espaces relativement réduits et, du même coup, d'éviter les risques de contamination.
La popularité de la spiruline devint telle qu'un certain nombre de « légendes urbaines » se mirent à circuler à son sujet. On prétendit, par exemple, qu'elle pouvait contribuer à la perte de poids, ce qui n'a jamais été démontré. De même, le bruit court qu'elle serait utile contre le déficit d'attention et l’hyperactivité, ce qui ne repose sur aucune étude scientifique. Ces usages ne sont pas non plus fondés sur une pratique médicinale traditionnelle.

Recherches

 Leucoplasie et prévention du cancer. Au cours d'essais menés dans les années 1980 sur des hamsters atteints du cancer de la cavité buccale, on avait noté que la spiruline semblait provoquer une régression des tumeurs. En 1995, des chercheurs indiens publiaient les résultats d'un essai clinique mené auprès de 87 personnes atteintes de leucoplasie : ils rapportaient une régression complète des lésions dans 45 % des cas pour les sujets traités, contre 7 % pour ceux du groupe placebo. Selon les résultats d'une autre étude publiée par la même équipe en 1997 et qui avait porté sur 160 sujets atteints de leucoplasie, cet effet serait attribuable à la richesse de la spiruline en bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A, laquelle semble être l'ingrédient auquel on peut attribuer la régression des lésions.
En 1998, des chercheurs japonais découvraient qu'un polysaccharide soufré présent dans la spiruline pouvait inhiber, in vitro, les métastases d'un type de cancer du poumon. Plus récemment, en 2002, une autre équipe japonaise rapportait avoir pu observer chez des humains que la spiruline induisait un mécanisme de stimulation du système immunitaire.

Lipides sanguins
Les résultats d'une étude sur 23 sujets atteints d'hyperlipidémie causé par un syndrome néphrotique (dysfonction du rein) et ceux de quelques rares essais cliniques de petite envergure indiquent que la spiruline pourrait contribuer à faire baisser les taux de lipides sanguins.


Divers.
 
Des essais sur les animaux et une étude préliminaire sur les humains indiquent que la prise de spiruline peut favoriser le contrôle de la glycémie chez les personnes diabétiques.
Les allégations au sujet de l'efficacité de la spiruline pour perdre du poids restent à prouver : elles sont fondées sur une étude préliminaire ayant duré quatre semaines, dont les résultats ne sont pas concluants, et dont la qualité méthodologique est faible.
La supposée utilité de cette algue en cas de trouble de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH), de calvitie ou de mémoire défaillante ne repose, au mieux, que sur des études hautement préliminaires.
Les résultats d’études in vitro ou menées sur des animaux indiquent que la spiruline pourrait, théoriquement, contribuer à lutter contre certains pathogènes, notamment des virus comme le VIH, les micro-organismes responsables de la pneumonie ou des substances toxiques comme l’arsenic, les agents de chimiothérapie ou de radiothérapie anticancéreuse, mais rien ne permet, pour l’heure, de tirer des conclusions claires sur l’efficacité clinique de la spiruline chez les humains.

Précautions

Attention Contre-indications Effets indésirables Interactions
Avec des plantes ou des suppléments Avec des médicaments Sur les tablettes
La spiruline est vendue en vrac (poudre ou flocons) en capsules, parfois en comprimés. La poudre est moins chère que les autres formes, mais les capsules ou les comprimés permettent à ceux qui n'aiment pas son goût « vert » de profiter de ses vertus nutritionnelles. Sauf indication contraire du fabricant, il est préférable de conserver les contenants de poudre au sec et à l'abri de la lumière.

Source : http://www.passeportsante.net/ Haut de page