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Le Miel |
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POURQUOI METTRE
LE MIEL AU MENU? |
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Le
miel est une substance sucrée fabriquée par les
abeilles à l’aide du nectar des
fleurs. Composé à plus de 80 % de
glucides, c’est un aliment riche en
énergie et relativement pur. En fait, on y retrouve
principalement deux
sucres : le fructose et le glucose,
deux sucres simples qui
ne nécessitent aucune digestion et qui sont facilement et
directement assimilés
par le corps. Le miel contient également une faible
quantité de potassium, de
même que des traces de quelques autres nutriments.
Effet
prébiotique. Les
prébiotiques sont des glucides non assimilables par
notre organisme qui jouent un rôle dans la balance de la
microflore
intestinale. Le miel aurait possiblement un effet
prébiotique sur le corps
humain en améliorant la croissance,
l’activité et la viabilité des bifidobactéries
et des lactobacilles de la microflore intestinale,
des bactéries
importantes pour une bonne santé. Cet effet a
été observé in vitro en
utilisant un système de fermentation avec des
bactéries fécales. L’effet
prébiotique
du miel serait en grande partie attribuable aux oligosaccharides, des
sucres de
faible poids moléculaire.
Flavonoïdes. Le miel
est une source alimentaire d’antioxydants. La
majorité de ces
antioxydants sont des flavonoïdes. Ces derniers interagissent
dans la
neutralisation des radicaux libres du corps, permettant ainsi de
prévenir
l'apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de certaines
maladies neurodégénératives.
La quantité et le type de flavonoïdes
trouvés
dans le miel varient selon la source florale. Règle
générale, les
miels les plus foncés, comme ceux issus du tournesol et du
sarrasin,
contiennent des quantités de flavonoïdes
supérieures aux miels plus pâles,
ainsi qu’une plus grande capacité antioxydante.
D’ailleurs, pour
une même quantité, le miel possède un
pouvoir antioxydant équivalent à celui de
la majorité des fruits et légumes. Toutefois,
l’assimilation de
ces flavonoïdes par le corps humain ayant
été très peu
étudiée d’autres
recherches sont nécessaires.
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Attention aux
dents! |
Cancer. Peu
d’études se sont penchées sur
l’impact de la consommation de miel en relation
avec le cancer. Des chercheurs ont toutefois
démontré, à la suite d’une
étude
réalisée sur des cellules, que la consommation de
miel fournirait une
protection contre le cancer du sein. Cette protection serait
attribuable au pouvoir antioxydant du miel, donc à sa teneur
en flavonoïdes.
Les miels foncés seraient donc plus efficaces que les miels
pâles. Malgré ces
résultats très encourageants, de tels effets
n’ont pas encore été
démontrés
chez l’humain. Il faut toutefois noter qu’une
étude observatoire menée auprès
de plus de 5 000 femmes révèle
l’existence d’un lien direct entre une
diète riche en aliments sucrés et en sucre
(incluant le miel) et l’augmentation
des risques de cancer du sein. Il convient par contre de souligner
que cette étude ne permettait pas de différencier
l’impact de chacune des
sources de glucides, ce qui empêche de tirer des conclusions
sur le rôle du
miel seul. Les flavonoïdes contenus dans le miel ont
également fait l’objet
d’études. Ces antioxydants sont reconnus comme
étant très efficaces pour
désactiver les molécules oxydées
naturellement dans l’organisme, par exemple
les radicaux libres. Ces molécules étant
impliquées dans les processus
d’endommagement de l’ADN et dans la croissance des
tumeurs cancéreuses, leur
inactivation ralentirait ces phénomènes et donc
la prolifération des cellules
cancéreuses. D’ailleurs, une étude de
cohorte menée en Finlande auprès de
10 000 hommes et femmes durant plus de
20 ans a démontré qu’une
consommation élevée de flavonoïdes
permettrait de réduire l’incidence du cancer
du poumon.
Effet
antibactérien. Certaines
caractéristiques du miel tel son bas pH, sa
grande viscosité qui limite la dissolution
d’oxygène et sa faible concentration
en protéines lui confèrent un effet
antibactérien important.
D’ailleurs, la possibilité de prévenir
et de traiter certaines affections
gastro-intestinales mineures comme de l’inflammation
ou un ulcère
gastrique par une administration orale de miel n’est pas
exclue. En effet, ce
dernier diminuerait l’adhérence des cellules
bactériennes aux cellules
épithéliales de l’intestin ce qui
empêcherait les bactéries de se fixer
et de proliférer, en plus de mettre à profit ses
propriétés
anti-inflammatoires. Toutefois, aucune étude
évaluant le potentiel
thérapeutique du miel comme antibactérien
n’a été réalisée
jusqu’à aujourd’hui.
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Le miel est-il
antioxydant? |
Donnée
non disponible. |
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Le miel est-il
acidifiant? |
Non. Le miel est
plutôt alcalinisant. L’indice PRAL du miel est
de –0,3/100 g. |
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Le miel a-t-il
une charge glycémique élevée? |
Modérément. La charge
glycémique de 25 g de miel est de 18. |
Dans
une portion de 15 ml de miel, aucun nutriment ne rencontre les
critères
pour être considéré comme une source,
une bonne source ou une excellente
source.
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Que vaut une
« portion » de miel? |
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Poids/volume |
Miel,
15 ml
(1 c. à table) |
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Calories |
65 |
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Protéines |
0,1 g |
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Glucides |
17,7 g |
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Lipides |
0,0 g |
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Fibres
alimentaires |
0,0 g |
Source :
Santé Canada. Fichier canadien sur les
éléments nutritifs, 2005.
Le
miel est le seul aliment connu au Canada pouvant être
à l’origine du botulisme
infantile. Le botulisme infantile est une maladie rare
causée par
l’ingestion de spores provenant de la bactérie Clostridium
botulinum.
Parce que la flore microbienne intestinale d’un enfant de
moins d’un an est
immature, elle ne lui permet pas une digestion suffisamment rapide de
ces
spores pour en empêcher la germination. Cette germination
dans l’intestin
permet la production d’une neurotoxine
qui cause divers symptômes
pouvant aller jusqu’à la mort de l’enfant.
Les spores de Clostridium
botulinum sont probablement transportées par les
abeilles qui seraient en
contact avec elles dans l’air, la poussière et le
sol. Malheureusement, le
traitement de pasteurisation appliqué au miel ne permet pas
leur destruction et
ne prévient donc pas les cas de botulisme infantile.
Conséquemment, Santé
Canada, recommande de ne pas donner de miel aux
nourrissons de moins
d’un an.
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Choisir un miel
pasteurisé ou pas? La
pasteurisation du miel est une décision d’ordre
commercial et non une décision liée à
la qualité microbienne du produit. Selon le Canadian Honey
Council, cette opération de chauffage permet
d’agir sur deux phénomènes de
détérioration du miel : la cristallisation
et la fermentation. La pasteurisation
réalisée sur le miel permet de réduire
les risques de cristallisation du précieux liquide en
brisant ses cristaux naturels. Elle détruit
également ses levures tolérantes au sucre.
Lorsque l’humidité est trop
élevée, ces levures peuvent croître et
causer la fermentation. La pasteurisation permet donc
d’éviter ces deux problèmes et
d’assurer une conservation plus optimale du produit. La
pasteurisation ne diminue d’aucune façon la
qualité nutritionnelle du miel, car les flavonoïdes
que l’on y retrouve sont stables à de hautes
températures, donc encore actifs après le
traitement de chaleur. |
Le
miel et l’alcool font bon ménage
La
consommation simultanée de miel et d’alcool permet
de diminuer les effets de ce
dernier. Une étude réalisée
en 2005 chez de jeunes hommes en santé
révèle que la consommation concomitante
d’alcool et de miel augmenterait la
vitesse de disparition de l’éthanol dans le sang
par une augmentation de son
taux d’élimination de près de
30 %. Cette élimination plus rapide de
l’éthanol permettrait de diminuer le temps
d’intoxication du corps humain, soit
le temps requis pour atteindre une valeur nulle d’alcool dans
le sang, mais
surtout permettrait de diminuer l’intensité des
symptômes causés par cette
intoxication d’environ 5 %. Reste que la
modération a bien meilleur goût!
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Le
terme « miel »,
qui est apparu dans la langue au Xe siècle,
vient du latin mel. |
Le
miel fait partie de ces aliments dont on ne peut imaginer
qu’ils n’aient
toujours existé. Bien avant que l’être
humain ne maîtrise la fabrication
d’outils ou la construction de ruches, il
récoltait le miel dans la nature,
habituellement dans les troncs creux, mais aussi sous des roches
moussues,
voire dans de petites fosses creusées à
même le sol. Cet aliment a accompagné
les plus anciennes civilisations dans leur évolution et, de
tout temps, on lui
a rattaché une riche symbolique, dont celle
d’être la substance des dieux.
Sumériens et Babyloniens s’en servaient dans leurs
rituels religieux, tandis
que les Égyptiens en embaumaient leurs morts. Pour les
Hébreux, la terre
promise était celle où coulaient le lait et le
miel.
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Cher, le miel
de jujubier! |
Selon
les cultures, le miel est élixir de longue vie, aliment des
aliments, boisson
des boissons, médicament des médicaments, et on
lui a prêté de nombreuses
propriétés médicinales. On
s’en servait également pour conserver les
aliments.
C’est ainsi qu’au Ve siècle,
l’historien Hérodote écrit que les
Grecs allant chasser le faisan, dans ce qui est l’actuelle
Géorgie, les
immergeaient dans des amphores remplies de miel pour le voyage de
retour.
L’abeille,
qui est apparue sur Terre il y a 80 millions
d’années, était tout aussi
vénérée que le miel qu’elle
fabrique : « messagère des
dieux »,
« acolyte de la Grande
Déesse », « insecte
qui côtoie
Dieu », « lumière
solaire », aucun qualificatif
n’était excessif
pour décrire cet insecte qui appartient à la
famille des apidés et dont
l’espèce la plus répandue en apiculture
est Apis mellifera, pour
laquelle on connaît quatre principales races et de nombreux
écotypes locaux.
Toutefois,
l’abeille domestique n’est pas la seule
à produire du miel. En Amérique, avant
son introduction par les colons européens au XVIIe siècle,
les
Indiens d’Amérique du Sud élevaient
à cette fin la petite mélipone (Meliponis
spp.), qui se caractérise par son absence de dard et par la
saveur particulière
de son miel.
On
peut trouver aujourd’hui des dizaines de
variétés de miel. Si les plus connus
sont à base d’acacia, de trèfle, de
luzerne, de fleurs sauvages, de bleuet
(myrtille), de verge d’or, de pommier ou de sarrasin, les
produits de
spécialité se multiplient : tilleul,
baie de sabal, thym, lavande,
romarin, sapin des Vosges, aster, avocatier, sauge, ronce, framboisier,
canola,
canneberge, coton, pissenlit, eucalyptus, menthe, citrouille, romarin,
carthame, soya, vinaigrier, tournesol, oranger, châtaignier,
etc.
Dans
de nombreux pays, l’appellation
« miel » est
réglementée : il
s’agit d’un aliment entièrement naturel,
auquel on ne doit rien ajouter, ni
additifs, ni conservateurs, ni sirop, etc. Au Canada,
l’étiquette doit porter
le nom du pays de production, la qualité (Canada
no 1, 2 ou 3) et
l’origine florale (trèfle, fleurs sauvages,
sarrasin, etc.).
Remarque : la
cristallisation du miel n’est pas un indice de
détérioration. De nombreux
facteurs peuvent entraîner ce
phénomène. Pour lui redonner sa
fluidité, il
suffit de le chauffer à petit feu, ce qui aura pour effet de
faire
« fondre » les cristaux.
Le
miel peut remplacer le sucre dans toutes les préparations
culinaires. Voici
quelques suggestions :
Température
ambiante :
18 °C à 24 °C, un an ou
deux. Le miel peut
être gardé à des
températures plus élevées pendant de
courtes périodes, mais en
cas de chaleur prolongée, il est
préférable de le mettre au
réfrigérateur.
Éviter surtout de le garder près d’une
source de chaleur et veiller à ce que le
contenant soit toujours bien fermé.
Réfrigérateur : le miel
non pasteurisé devrait être conservé
à environ 10 °C, voire au
réfrigérateur, car il est plus susceptible de
fermenter.
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Pas
d’abeilles, pas d’humanité |
En
dehors du miel qu’elles produisent, les abeilles jouent un
rôle important dans
l’agriculture puisqu’elles sont essentielles
à la pollinisation de nombreuses
plantes avec lesquelles elles ont évolué au fil
des millénaires. Citrons,
oranges, amandes, pommes, courgettes, concombres, melons,
pastèques
n’existeraient pas sans elles. À titre indicatif,
on estime à 15 milliards
de dollars leur contribution au PIB des États-Unis,
le miel ne
représentant qu’une infime partie de ce montant.
Or, ces insectes
indispensables que l’on voyait jadis partout – dans
les pâturages, les forêts,
les jardins – sont de plus en plus rares. Si bien que des
producteurs doivent
désormais payer les services d’un apiculteur, qui
viendra parfois de très loin,
pour assurer la pollinisation de leurs cultures.
C’est
le cas de la Californie, qui assure les deux tiers de la production
mondiale
d’amandes, et où les abeilles meurent en masse,
victimes entre autres du
varroa, un acarien qui se nourrit de leur sang. Ce parasite serait la
première
cause de mortalité de l’Apis mellifera dans
le monde. Originaire d’Asie
du Sud-Est, il n’est apparu aux États-Unis
qu’en 1987, et jusqu’à tout
récemment, on en limitait la prolifération
à l’aide de pesticides.
Malheureusement, il a développé une
résistance aux deux principaux pesticides
autorisés sur le marché. Pendant la
période de floraison des amandiers, la
Californie doit donc importer à prix fort des ruches de la
Floride.
En
Europe, le varroa, qui est arrivé en 1982, semble
sous contrôle. Des
spécialistes français qui suivent
l’évolution de
l’épidémie américaine se
demandent si les difficultés dans ce pays ne tiennent pas,
avant tout, à
l’absence de diversité
génétique de leur cheptel.
« En soumettant les
importations d'abeilles à des conditions très
strictes, écrit un chercheur de
l’INRA, en poussant très loin la
sélection, ils se privent d'une biodiversité
qui favoriserait pourtant la résistance aux parasites, car
augmenter la
diversité, c'est accroître les
probabilités de trouver un mélange
génétique
capable de permettre à l'abeille de
s'adapter. »
| Source : http://www.passeportsante.net/ | Haut de page |