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Nom : TREGOU Prénom :
CHANTAL Date de naissance :
09/04/1969 Record 100km : 12h29’21’’ Performance 2005 :13h54’14’’ Performance 2006 : 12h29’21’’ Performance 2007 :
une pneumopathie et une septicémie en février !! Un petit virus a trouvé mon
poumon droit bien confortable… Heureusement, tout ce qui ne tue pas rend plus
fort !! Nombre de 100km courus : 2 |
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Nombre de participations à
Millau (date, performance): 2 participations : en
2005 (13h54’14’’) et 2006 (12h29’21’’)
Autres participations ou
performances en course de fond :
2004 – Semi-marathon de Blagnac,
Marvejols-Mende et Marseille-Cassis
2005 – Marathon de Paris (4h08),
Semi-marathon de Blagnac, Marvejols-Mende et Marseille-Cassis
2006 – Marathon de Paris
(3h51) ; Marathon de La Rochelle (4h05) ; Marvejols-Mende
2007 – 50 km de Belvès en relais
(3 relayeurs) pour accompagner Jean-Claude Perronnet, coureur non-voyant
Autres renseignements liés
à la course à pied :
Je suivais mes parents sur des
courses tous les week-end lorsque j’étais gamine. Mon père a couru 3 fois les
100 km de Millau. Je l’ai suivi à vélo en me disant… un jour ce sera toi. Les
années ont passé, j’ai pratiqué divers sports puis je me suis remise à la
course en pied en 2003 avec un seul objectif : réaliser mon rêve d’enfant
et courir les 100 km de Millau. Ce fut chose faite en 2005 puis 2006. Je fais
quelques trails de temps en temps… mais que ça fait mal aux cuisses !!
J’au couru le Marathon des Burons (appelé aussi La Merell Aubrac) et la course
de montagne L’Espelette en 2005 ; Les gendarmes et les voleurs à Ambazac
en Limousin en 2006.
Un challenge départemental La
Dépêche est organisé dans le Lot. Il faut participer au minimum à 10 courses
dans le département, ce que j’essaie de faire depuis trois ans.
Votre sentiment sur votre
rôle de meneur, la façon d’appréhender cette tâche, votre motivation, vos
raisons d’avoir accepté de faire partie de ce projet etc
…. :
Pour moi, les meneurs d’allure
doivent savoir écouter, encourager, persuader, s’adapter, se taire aussi
parfois. Ils doivent être très lucides tout au long du parcours pour percevoir
ce qui va comme ce qui ne va pas. Pour cela, ils doivent d’entrée installer un
climat de confiance et persuader les amis coureurs qui vont les suivre que
c’est faisable, que tous les sacrifices qu’ils ont fait, ce jour-là ils vont
les oublier, que dans les moments difficiles, de doute ou de douleurs il ne
faudra avoir qu’une seule image en tête : se voir entrer dans la salle des
fêtes, passer la ligne et avoir réussi son pari, un pari fou pour la famille et
tous les autres mais un pari dans lequel eux ils ont cru. Je pense qu’il faut
être très présent à Saint-Affrique pour convaincre tout le monde qu’il n’y a
plus qu’à rentrer ! Ca commence à sentir bon l’avoine et l’écurie !
Il ne faut pas réfléchir en kilomètres restants mais plutôt en kilomètres déjà
parcourus. Il ne faut pas dire « il reste encore » mais « il ne
reste plus que ». Cela fait une grande différence dans la tête. Il y a une
portion de route qui peut être délicate aussi sur le retour, entre Saint-Rome
et Saint-Georges : d’un côté la falaise et de l’autre la rivière. On se
trouve un peu pris en étau. La nuit c’est une portion très humide et pas très
agréable… il faudra « meubler » pour que ça passe vite dans les têtes
(et oui, un retour de nuit sur Millau, ça c’est quelque chose que tu ne connais
pas Bruno… tu vas trop vite J).
Pour moi, l’objectif
« meneur d’allure » ne peut être atteint que si l’on rentre à Millau
avec du monde. Arrivée seule serait une grande déception et le contrat ne
serait pas rempli.
Autres
remarques éventuelles :
Je n’oublierai jamais le regard
de mes proches à l’arrivée de mon premier 100 bornes en 2005. Je l’attendais
depuis si longtemps ce moment-là. J’étais tellement sûre de réussir et eux
doutaient tellement. Mon père me disait que j’allais souffrir, que je ne devais
pas le faire et mon mari me faisait jurer de ne les faire qu’une seule fois.
Tout ceci est bien humain. Dans la vie, il y a toujours quelqu’un pour vous
faire hésiter, douter et même renoncer. Moi je n’écoute personne (normal, je
suis une femme J) et
j’aime croire en mes rêves. A mon arrivée, j’ai lu beaucoup de fierté dans les
yeux de mon père. Je venais de mettre moins de temps que lui à sa troisième
tentative. Il était heureux pour moi.
Il y a des années où l’on a envie
de faire autre chose que d’améliorer son chrono de l’année précédente. C’est
mon cas cette année. Je ne suis pas concentrée sur un objectif personnel mais
sur une course d’équipe, d’entraide, de solidarité… une course de cœur et
d’émotions. C’est ce que j’espère trouver en intégrant ton projet 2007.
Quelqu’un a dit « La vie ce
n’est pas les rêves que l’on fait mais ceux que l’on réalise ». Une fois
la ligne d’arrivée franchie, le meneur d’allure doit ressentir un bonheur
immense en lisant dans les yeux de ceux et celles qui l’ont suivi et lui ont
fait confiance toute l’émotion d’avoir réaliser leur rêve. J’ai tellement envie
de croiser ces regards-là…
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