retour au dossier Millau La philosophie du projet des meneurs d’allure à Millau retour en page d'acueil du site
Présentation de l'équipe 2008 (trombinoscope - tableau d'allure)

L’histoire des meneurs d’allure est avant tout celle d’une rencontre. Avec un parcours. Celui des 100km de Millau. Venu en repérage lors de l’été 2005 pour m’imprégner des difficultés, j’ai été amené à établir un plan de course en vue de ma participation en septembre. Dès lors, j’ai pris conscience de la nécessité que cela représentait (1) et de la quasi impossibilité pour un néophyte de faire face à cette tâche. De plus, au cours d’une discussion avec les organisateurs, j’appris que plus de 60% des participants étaient des débutants. Ce fut donc une évidence que de proposer cette aide à travers ce projet.

En 2005, lors de la première mise en place, jamais un projet de meneur d’allure sur un 100km n’avait été réalisé auparavant. Il s’agissait donc d’une première mondiale.  La réussite fut totale puisque 100% franchirent la ligne d'arrivée dont une quasi totalité dans les temps impartis.
En 2006, tirant les enseignements de cette première expérience, quelques aménagements furent ajoutés de façon à améliorer la visibilité des meneurs. Avec notamment un suiveur à vélo équipé d'une signalétique appropriée.
En 2007, pour améliorer encore la visibilité des meneurs plus particulièrement au départ, ces derniers avaient des ballons accrochés à leurs tenues afin qu'ils soient repérables dans la foule lors des premiers kilomètres.
En 2008, c'est un groupe composé de meneurs expérimentés qui va constituer l'essentiel de l'équipe. De plus, la signalétique des suiveurs  sera améliorée avec un système qui permettra de les repérer de loin et facilement, notamment la nuit.

Si cela existe sur marathon où le but du jeu consiste à respecter un tempo régulier, sans que cela ne pose de difficultés majeures (si tant est que le meneur ait suffisamment de marge), sur 100km cela prend une autre dimension. D’ailleurs à l’origine du projet, la plupart des personnes informées pensaient à un relais entre deux coureurs effectuant chacun la moitié du parcours !!

On ne peut pas être sûr que le meneur ira au bout, même s’il a de la marge. Il faut donc choisir des coureurs expérimentés afin de minimiser cette incertitude.
Et surtout à Millau cela revêt un caractère particulier.

 Toutes ces raisons donnent du sens à ce projet qui offre aux coureurs la possibilité de réaliser leur rêve : finir les 100km de Millau dans le temps qu’ils se sont fixés au départ. Le choix des meneurs d’allure s’est donc effectué en fonction de ces différents paramètres. Il fallait :

 Cette année encore une équipe de choc tentera de faire réaliser leur rêve à des centaines de coureurs

Des témoignages ci dessous qui illustrent à merveille l’état d’esprit des meneurs d’allure :

«  Si j’ai accepté ce rôle, c’est pour trois raisons : La première : je suis passionné par l’ultra et pour moi, Millau en est la représentation la plus belle. La deuxième : ce rôle de meneur que j’ai déjà rempli (marathon de Nantes), est aussi et avant tout une véritable aventure humaine et aider des personnes qu’ils soient novices ou pas, à boucler ce 100 Km de légende est pour moi, la plus belle des récompenses. La troisième : parce que Mon entraîneur me l’a demandé et vu son investissement dans cette aventure, je ne me voyais mal refuser.
Ce que j’ai vécu l’année passée en finissant Millau est vraiment unique et pouvoir aider des personnes à vivre la même chose en finissant ce 100 Km est vraiment la seule récompense que je désire vraiment. » (Noël Bizeul – meneur à 11h)

 «  je suis heureux de pouvoir faire découvrir à de nouveaux venus cette fabuleuse course qu’est le 100 bornes et leur faire partager ma passion pour cette distance où à l’arrivée il n’y a que des vainqueurs. et où se lient de vrais amitiés » (Jean-Michel Boiron - meneur à 13h en 2005)

 « la course à pied est un sport égoïste !! Même si l’ effort est personnel et que notre performance dépend  simplement de nous, l’idée de servir de base et peut être, d’ être un catalyseur pour certaines personnes afin de les aider à réaliser leur objectif, me séduit assez. Mon but est d’ essayer de transmettre l’ espace d une course ma modeste expérience à des gens qui n ont pas de repères sur ce genre d épreuve, comme j aurais aimé qu’ on me le fasse lors de mon  premier 100km. » (Vincent Bompart  - meneur à 13h)

(1) : Millau c’est deux boucles distinctes avec chacune ces spécificité et ses différences. La première, un marathon de part et d’autre du Tarn dont le premier semi est facile et le second piégeux à ce moment de l’épreuve. La seconde concentre l’essentiel des 1000 m de dénivelé positif, sous forme d’un aller-retour jusqu’à Saint Affrique avec les fameuses côtes de Tiegues de de Creissels (que l’on renomme maintenant côte du viaduc puisqu’elle passe dessous).

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